Le Jardin Délirant, quand le jardinage rencontre le land art

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J’ai toujours eu un faible pour les jardins, surtout lorsqu’ils sont l’objet d’un projet peu ordinaire. Vous souvenez-vous du Jardin d’Ahmed, magnifique oasis au cœur du désert marocain ? Aujourd’hui, c’est au Jardin Délirant, situé à Bassignac dans le Cantal, que je vous emmène. Une destination bien différente mais pas moins exotique, grâce aux idées créatives de Michèle, la propriétaire. Un coin de verdure extravagant où se mêlent jardinage, art et amour du farfelu. Visite.



Le textile comme point de départ

Comme l’explique Michèle sur son site web, l’endroit est composé d’un atelier et d’un jardin. L’atelier est à l’origine du projet. En effet, Michèle a longtemps travaillé le textile avant de se lancer dans l’animation. En 1999, elle ouvre au public un premier espace vert sous la forme d’un jardin pédagogique. Une idée qui a fait son chemin puisque c’est en 2012 que cet espace deviendra le Jardin Délirant.

Crédit photo : M. PARENT

Michèle poursuit donc sa passion pour le textile et récupère depuis des vêtements, du linge de maison, des doudous, des chaussures, qu’elle valorise en les transformant. Vous l’aurez compris, le tissu est au cœur du projet.

Ce faisant, la propriétaire nous montre avant tout que le mot « jardin » ne se réduit pas à l’idée que l’on peut se faire du jardinage. Ce n’est pas seulement cultiver des légumes dans un potager. Ni un endroit où l’on fait pousser des fleurs ou sécher le linge. Encore moins un lieu de balade aux allées bien dessinées. Non, le Jardin Délirant, c’est un peu tout ça à la fois, et bien plus encore !



La visite du Jardin Délirant

La visite du jardin est libre (2€) ou guidée par la propriétaire qui vous parlera d’art, de plantes textiles et de jardinage (5€, sous réservation).

Crédit : M. PARENT

A la découverte du Land Art

Le land art est une tendance de l’art contemporain utilisant le cadre et les matériaux de la nature. Le plus souvent, les œuvres sont en extérieur, exposées aux éléments, et soumises à l’érosion naturelle.

En vous promenant dans les différentes parties du jardin, vous pouvez admirer les œuvres land art réalisées avec le tissu recyclé. Ce qui m’a frappé lorsque je suis entrée la première fois, c’est la couleur. Les notes colorées se fondent parfaitement dans la nature, pour un rendu fun. Les arbres sont habillés, les branches sont entrelacées, les bonhommes de neige résistent en été et les coccinelles dansent sous la pluie.

Ma réalisation préférée ? Une vieille carcasse de lit complètement recouverte de mousse, tout droit sortie d’un thriller se déroulant aux abords d’un asile psychiatrique désaffecté perdu au beau milieu d’une forêt ténébreuse.

Sinon, j’aime beaucoup les petits mots doux que l’on peut laisser dans les poches d’un patchwork réalisé en pantalons recyclés. Au final ce que j’aime au Jardin Délirant, c’est son côté poétique. Parce que partout, on y trouve un petit peu d’amour que Michèle sème de son grand cœur.

Crédit photo : M.PARENT

Les habitants du potager

Toutes les plantes ont leurs places dans les parties dédiées au potager. Les légumes, les fleurs, les « mauvaises » herbes, les mal-aimées, les non-identifiées… Une diversité que j’apprécie et que j’admire, le fait est que je n’ai pas vraiment la main verte. De plus, j’ai beaucoup apprécié que le plantain soit mis en avant, moi qui ai l’impression de passer pour une folle dès que je parle d’en faire une soupe ou une salade !

Crédit photo : M. PARENT / Les « mauvaises » herbes, les fruits, les mal-aimées…

Un peu de shopping à la boutique auto-gérée

Crédit photo : M. PARENT / Boutique autogérée

Autre chose dont je voudrais vous parler, c’est la boutique autogérée. Le principe me plaît bien. Il est tout simple : cette boutique n’a besoin ni de gérant, ni de vigile, ni de lumière, ni de musique, ni de puce électronique.

Elle se gère toute seule. Ou plutôt, vous la gérez vous-même.

Vous farfouillez dans les vêtements, les accessoires et les chaussures, vous essayez, vous payez deux euros par article, et le tour est joué !

De temps en temps, Michèle organise aussi au Jardin des après-midi « Gratifrérias » :

Chacun apporte ses vieux vêtements, draps, tissus, rideaux. Tout ce qui est exposé est gratuit. On fouille, on essaie, on emporte.
Vous n’avez rien à apporter ? Pas de panique, c’est ouvert à tous, on vous attend !

L’occasion de « faire des affaires » et de rencontrer les gens qui comme moi, apprécient le concept et soutiennent le projet.

 



Encore plein d’autres surprises

Ce serait gâcher la visite que de trop vous en dire, il y a tellement de choses à découvrir ! Le Jardin est en constante évolution. D’une visite à l’autre, les sculptures changent de place. Elles varient aussi en fonction des saisons. Donc à chaque fois, je découvre quelque chose de nouveau. Je ne cesse de m’émerveiller et j’en ressors souvent un peu plus paisible, avec parfois de nouvelles idées décos.

Des toilettes sèches, des tables de pique-nique, des cendriers de jardin, un accès à de l’eau fraîche… Michèle a pensé à tout pour vous permettre de passer un bon moment et vous donner envie d’y revenir.

Une petite suggestion pourtant : installer une bibliothèque de jardin ou une boite à livres. Mais sinon c’est pas grave, je continuerai à venir avec le mien pour profiter dans hamacs que j’adore.

Crédit photo : M. PARENT / Hammacs au Jardin


En parallèle des visites au jardin, Michèle anime des activités au sein de son atelier et se déplace également sur les sites alentours.  Vous pouvez la contacter pour tous renseignements via son site internet ou sa page facebook. Il y en a pour tous les âges et tous les goûts ! Gardez l’esprit ouvert sur le monde.



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2 commentaires sur “Le Jardin Délirant, quand le jardinage rencontre le land art

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